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Faut-il être GROS pour être FORT?

Cette question revient très souvent quand il s’agit de Force Athlétique – Powerlifting pour les anglophiles.

La réponse courte est:

  • Oui en force absolue
  • Pas nécessairement en force relative

Développons.

 

Il y a une distorsion de points de vue sur l’apparence physique des powerlifters

Comme la majorité des records ABSOLUS sont réalisés par les athlètes les plus lourds (+120kg), ceux-ci sont sur-représentés dans l’exposition médiatique – internet uniquement soyons clair, c’est pas demain que J-P Pernaut parlera de Power.

Et qui dit athlètes les plus lourds, dit qu’il n’y a plus aucune limite de poids. S’il n’y a plus de limites de poids, le taux de masse grasse n’est plus un soucis et il est allègrement explosé.

Naturellement, peser plus de 120 kilos et voir ses abdos.. c’est quand même compliqué. Rekka

Il y a donc un biais – ou asymétrie d’informations : les gens ne voient que les powerlifters gros et gras alors qu’il ne représentent qu’une seule catégorie de poids en général. Alors que quand on voit Dan Green (voir photo de présentation) pour ne citer que lui..

 

Il n’y a pas de nécessité d’esthétique dans le sports de force

Le sportif de force s’attache aux performances. Le but est la performance et l’esthétique est une conséquence non recherchée – même si elle est gratifiante.

Le culturiste s’attache au physique. Le but est l’esthétisme et la performance est une conséquence non recherchée in fine – même si elle est un moyen.

 

Un athlète sec sera plus fort qu’un athlète gras

A poids égal, et toutes choses égales par ailleurs.

Un athlète de 100kg à 20% de masse grasse aura moins de masse musculaire qu’un athlète à 100kg/10%. Moins de masse musculaire signifie un plus faible potentiel de force. 

Sachant que chaque kilos compte – hormis dans super lourds – il vaudra mieux optimiser sa masse grasse pour être compétitif.

 

Être trop sec peut être préjudiciable

Atteint un certain niveau de masse grasse, l’impact sur l’entrainement se fera sentir négativement. Il serait donc inutile de vouloir devenir trop sec, aux détriment de ses performances. 

Enfin, la prise de force nécessite – dans les phases d’accumulation du moins – un surplus calorique constant. Et c’est la rigueur du pratiquant qui va déterminer à quel niveau de surplus il se situera. Généralement, le powerlifter minimisera les risques et mangera suffisamment pour assurer ce surplus sans trop se prendre la tête. Cette différence de rigueur est nettement moins marqué au haut niveau où chaque détail compte.

En conclusion, devenir plus gros vous fera progresser sur vos performances mais pourra nuire à votre compétitivité (rapport poids/force ou indice WILKS). Tout est question de dosage.

Force à vous

 

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